Public & Media Shows Interest For Petition Talk to China

 

Tribune de Genève extensively reports about the Petition “Talk To China” on their website.  Among the signers is René Longet, report says. See below.

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Pétition lancée

Cette bonne entente ne ravit pas tout le monde. En 1999 déjà, la visite de Jiang Zemin, alors président du pays de l’Empire du Milieu, s’était soldée par un incident diplomatique. Des manifestants protibétains avaient pris à partie le chef d’Etat devant le Palais fédéral. L’incident avait été pris comme un grave affront: Jiang Zemin avait alors déclaré aux autorités suisses qu’elles venaient de perdre «un bon ami».

Aujourd’hui, le camouflet semble avoir été oublié mais une pétition, déposée vendredi sous la Coupole, précède déjà l’arrivée du président chinois. Celle-ci demande aux autorités fédérales ainsi qu’au président du WEF, Klaus Schwab, de profiter de l’occasion pour parler des sujets connus pour fâcher Pékin, soit «le système des camps de travaux forcés (laogai), l’exportation de ressources hydriques du haut plateau tibétain, ainsi que, entre autres, le respect des standards minimaux de l’Organisation Internationale du Travail dans le cadre de l’Accord de libre-échange entre la Suisse et la Chine.» De manière générale, les pétitionnaires estiment que la protection de l’environnement, le respect des droits humains, notamment la liberté de presse et la liberté de religion, doivent figurer au programme.

«Pas question de capituler devant la Chine»

Le texte a été lancé par un «groupe de citoyens suisses», composés de «professeurs, entrepreneurs, journalistes, juristes, cinéastes, écrivains». Parmi les signataires, on retrouve entre autres le conseiller national indépendant Thomas Minder ou l’ancien procureur tessinois Paolo Bernasconi. «La responsabilité des élites politiques et économiques représente pour les entrepreneurs suisses une obligation, souligne ce dernier. Il faut prouver et démontrer l’esprit de responsabilité moyennant des faits et non seulement par les mots».

Le socialiste genevois René Longet fait également partie des signataires. «Je suis un militant de la cause tibétaine depuis plus de 30 ans. Le gouvernement chinois doit savoir que lorsqu’il se rend dans un pays qui garantit la liberté d’expression, il va trouver des citoyens qui lui rappellent certaines choses. Et notamment que la question du statut du Tibet est une pierre dans son jardin.» Et l’ancien maire d’Onex de conclure: «Nous faisons confiance aux diplomates pour le dire de manière appropriée, mais il n’est pas question de capituler devant la Chine pour des raisons économiques. Tout n’est pas soluble dans le commerce.» (TDG)

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http://www.tdg.ch/…/Confirmee-la-visite-offi…/story/26604681